L'injustice y est presque parfaite. Vous, seule, essayer d'avancer dans cette jungle. Une jungle de carnivores, car ils ne sont rien d'autre. Prête à être dévorée, sucée jusqu'au sang, vous y repenser et soudain une question existentielle vous vient à l'esprit, comment en est-on arrivé là? Hier encore, vous étiez cet être innocent, entouré de personnes dignes de confiances, aimant la vie alors qu'aujourd'hui, vous n'êtes plus grand chose. Dévorée. Finalement, ne l'êtes vous pas déjà? Vous êtes sans doute mature comme certains aiment à vous le dire. Mature, parce qu'après ce que vous avez traversé, malgré ce passé parfois lourd, vous avez réussi à en faire quelque chose (contrairement à d'autres). La souffrance est nécessaire quand elle nous permet d'avancer, c'est ce que vous vous dites. Mais avez vous seulement souffert? Énormément. Pourtant la souffrance ne vous fait plus peur, exeptée peut être celle qui n'est pas nécessaire, celle qui ne vous fera jamais avancer parce celle là, vous ne l'avez jamais comprise et vous ne la comprendrez jamais. Cette méchanceté gratuite, dont seuls les hommes sont capables vous la connaissez pourtant. Vous la connaissez bien même, et c'est bien cette cruauté qui a faillit vous tuer. Parce que votre point faible, c'est bien les autres. Ceux là même, qui vous ont piétinés comme si vous n'étiez rien pas même un être vivant, pas même un animal. Car dans cette jungle méfiez vous de ces carnivores, qui se plaisent à vous jouer, qui s'amuse à vous voir succomber, qui jouissent de votre déchéance. C'est moi qui vous parle, c'est vous qui écrit, soyez plutôt sage et vivez tout près d'eux. Riez de leur bêtise, sans méchanceté, partagez leurs souffrances juvéniles, et écoutez les rugir mais ne les laissez jamais vous approcher de trop près car dans la jungle, les carnivores ont faim.